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LIVRE

21 Septembre 2016

Leila Minano et Julia Pascual deux journalistes indépendantes ont écrit un livre.

"La guerre invisible"

édition Les arénes et Causette.

A lire

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groupe de parole

7 Septembre 2016

prochain groupe de parole le 11 octobre 2016 au carré des services 15 rue d'Arras à Saint-Herblain avec nos psychologues.

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Le parcours du combattant de la victime de harcèlement moral dans le couple et la famille : ACTES DU COLLOQUE de l’Association AVHMVP en juin 2016 (7)

24 Août 2016

Le parcours du combattant de la victime de harcèlement moral dans le couple et la famille : ACTES DU COLLOQUE de l’Association AVHMVP en juin 2016 (7)

Résumé de l’intervention de Sophie Soria-Glo, coach certifié et spécialiste, écrivain, Secrétaire nationale de l’AVHMVP.

Les diverses sortes de harcèlement moral dans la vie privée :

  • Couple : conjoint toxique manipulateur ou « pervers narcissique ».
  • Famille : mère ou père toxiques qui s’acharnent encore sur l’enfant devenu adulte, grands-parents qui réclament le droit de visite sur les petits-enfants pour les maltraiter encore.
  • Post-divorce : avec l’enjeu sur les enfants dont le manipulateur veut obtenir la garde dans le but de ne pas payer la pension alimentaire.

A un moment, la femme victime d’un conjoint toxique et pervers dans le couple a le déclic : elle décide le divorce.

C’est alors un véritable parcours du combattant pour s’en sortir et en voila les raisons :

1- La loi contre le harcèlement dans le couple et ses conséquences sur les enfants, elle existe : loi du 9 juillet 2010.

Mais elle n’est pas appliquée : moins de 100 condamnations de conjoints pervers depuis la promulgation de la loi.

2- De plus il y a la difficulté du mode de preuve : comment prouver que la dégradation de l’état de santé de la victime du harcèlement moral dans le couple n’a pas une autre cause ?

3- Difficile parcours pour être libre :

- Sortir de l’emprise, après avoir été rabaissée, humiliée, dénigrée, critiquée, dans le but de détruire.

Détruire : l’identité de la personne, sa confiance en soi, tout ce qu’elle aime faire.

Donc ne plus croire les mensonges du manipulateur qui harcèle.

Ce n’est pas le manipulateur qui décide : il n’est pas DIEU tout-puissant !

4- Comprendre la personnalité du pervers manipulateur ou « pervers narcissique ».

Comprendre ses mobiles, ses motivations, pour pouvoir les décrire à la Justice de façon audible par un magistrat qui n’est pas formé à la détection du harcèlement moral et des personnalités toxiques.

5- Décider de sortir de l’emprise et ceci de façon concrète. Il s’agit de mettre à distance le manipulateur pervers sur tous les plans :

  • physique : ne plus le revoir.
  • mental : ne plus le croire quand il critique, reproche, dénigre, accuse...
  • matériel : ne plus dépendre de lui pour l’argent, limiter au maximum ou supprimer les contacts par téléphone, mails, sms…

Avoir une stratégie pour le démasquer : c’est la tâche du coach opérationnel avec objectifs et résultats.

Autrement, c’est le parcours du combattant pendant des années, avec des frais d’avocat énormes pour la victime.

6- Parce que le pervers narcissique se venge sur les enfants lors du divorce ou de la séparation. Il pratique un harcèlement judiciaire par procédures abusives pour obtenir la garde des enfants et exclure la mère / femme de leur vie.

Les magistrats ne comprennent pas ce mécanisme, ni les experts psys des tribunaux, ni les éducateurs sociaux, ni la police et les gendarmes qui ne prennent que très peu les plaintes etc.

Divorcer d’un manipulateur est un travail à plein temps.

Il faut se prémunir et se protéger dès le début parce que quand le dossier est « enlisé », il est souvent trop tard.

C’est très difficile de remonter la pente et de convaincre la Justice de la famille que vous n’êtes pas une folle malhonnête, dangereuse et toxique vous-même.

Car le manipulateur a « diabolisé » la victime en lui attribuant toutes les fautes, les défauts et les transgressions qu’il commet lui-même.

C’est pourtant possible de s’en sortir en remettant tout le dossier à plat et en refaisant l’historique de l’affaire, lors d’un Appel en Justice par exemple.

Il faudra alors apporter les preuves des violences et du harcèlement moral, ceci dans le but de protéger les enfants.

Parmi les erreurs stratégiques à ne pas commettre : sous-estimer la capacité de nuisance du pervers manipulateur qui sait comment faire pour instrumentaliser la Justice à son profit.

C’est pourquoi il est important pour la femme victime d’obtenir un soutien moral et un œil extérieur par un coach formé et spécialiste qui l’entraine comme le fait un sportif avant un match, un tournoi ou les Jeux Olympiques.

Il faut avoir non seulement une stratégie mais aussi une résistance mentale comme dans le jeu télévisé KOH LANTA où ce n’est pas toujours le plus costaud en muscles qui gagne.

La femme victime doit acquérir une attitude de vainqueur comme les sportifs de haut niveau et se jeter à corps perdu dans la bataille sans commettre les erreurs de stratégie qui lui seront fatales ainsi qu'à ses enfants.

Toutes les méthodes pour se défendre sont expliquées dans le livre de Sophie Soria-Glo sur le harcèlement moral dont la parution a lieu fin juin 2016.

Ouvrage en vente chez l’Auteur en lui envoyant un mail à coachingethique@gmail.com

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Harcèlement et santé par le Dr Armessen : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (6)

23 Août 2016

Harcèlement et santé par le Dr Armessen : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (6)

Harcèlement et santé

Par le Dr Catherine ARMESSEN, médecin généraliste et romancière

http://www.catherine-armessen.fr/

Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique.

Les mots clés de cette définition sont violence et répétition

Le harcèlement doit être envisagé comme doublement destructeur puisqu’il atteint la structure psychique de la victime mais aussi sa santé physique.

Les conséquences du harcèlement sur le psychisme.

Globalement, nous élaborons notre force mentale à partir de trois paramètres :

L’amour de soi est en lien avec l’amour que nous avons reçu dans notre enfance. Dans les pires moments de notre vie, c’est lui qui nous empêche de nous autodétruire.

L’estime de soi est étroitement corrélée à l’éducation que nous avons reçue. Elle permet notamment de ne pas confondre un échec avec un drame, de ne pas nous dévaloriser quand nous ne parvenons pas à nos objectifs.

La confiance en soi se gagne ou se perd au fil de notre vie en fonction de nos expériences ainsi que du regard que les autres nous portent et nous devons rester conscients que nous sommes faits pour vivre en groupe et que nous construisons notre identité en fonction de notre environnement

Quand une personne malveillante nous insulte une fois, nous réagissons : nous nous protégeons.

Quand les insultes sont répétées, elles entament notre confiance en soi puis notre estime de soi. Un manipulateur parvient par ses stratégies à détruire ces deux atouts en un an.

Reste l’amour de soi, le plus difficile à atteindre, celui qui nous protège de l’autodestruction, nous empêche de sauter sous le train, de nous saborder socialement, etc. C’est un bien précieux, notre noyau dur…ou tendre selon les personnes.

Ainsi la personne violente boxe notre mental, nous fait douter de nos capacités, jusqu’à nous enfermer dans une prison psychique de laquelle certains ne parviennent pas à s’échapper.

Les conséquences du harcèlement sur notre santé physique

La violence a une connotation mortifère puisqu’elle vise à causer des dommages, donc à briser, voire tuer.

La répétition d’actes violents crée chez l’individu un stress chronique tout à fait préjudiciable pour sa santé.

Les Canadiens sont les pionniers de la recherche concernant la relation entre stress et troubles de la santé.

Que se passe-t-il dans l’organisme en situation de stress ?

Le stress est une réponse normale d’adaptation de l’organisme à une contrainte ou une agression.

Imaginons que nous sommes face à un cambrioleur

Il y a tout d’abord une phase d’alarme au stress : notre organisme, grâce aux glandes surrénales, libère de l’adrénaline. : notre cœur s’emballe, notre tension artérielle s’élève, etc…

Ensuite il y a une phase de résistance au stress : l’organisme libère d’autres substances :

du cortisol

mais aussi des substances nous permettant de réguler notre stress :

de la dopamine qui est l’hormone du plaisir

des endorphines qui sont des hormones du bien-être

de la sérotonine qui est une hormone de l’apaisement et du sommeil

ainsi, une fois la situation de stress contrôlée, nous nous détendons mais quand la situation de stress dure longtemps ou se répète fréquemment, l’organisme connaît une troisième phase dite d’épuisement.

Les hormones produites pour gérer la situation de stress sont produites quasi continuellement.

L’organisme épuise ses réserves :

Notamment d’endorphines, d’où un mal-être qui devient chronique.

Et de sérotonine, avec de graves troubles du sommeil et de l’humeur.

Le stress chronique est responsable de troubles de la santé.

Douleur chronique, insomnie,

Les perturbations notamment de la sécrétion de cortisol pourrait être responsables de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de cancer

Pour ce que j’observe en tant que médecin, j’assimile le harceleur à un malade mental qu’il faudrait soigner si l’on veut arrêter le processus de destruction mais aussi à un criminel responsable d’un double délit car il s’attaque au corps et à l’esprit.

Quant à la victime, on doit l’envisager comme une personne malade. Au-delà des symptômes, au-delà des maladies, il y a une personne victime d’un stress chronique qui l’empêche de réagir. C’est un élément clé à ne pas méconnaitre dans l’aide que nous apportons à celles et ceux qui nous déroutent par leur attitude incompréhensible.

La femme qui reprend la vie conjugale avec un époux violent n’est pas masochiste.

L’homme qui se laisse humilier par une épouse manipulatrice n’est pas un lâche.

Ce sont l’un et l’autre des personnes MALADES dont le comportement est altéré par une mécanique implacable, identique à celle de la coercition sectaire.

Ce sont …des marionnettes.

Mais Pinocchio n’est qu’un conte, dans la vraie vie, les personnes malades de la violence que nous rencontrons ne connaissent pas de fées et leur baleine n’est pas paisible. Ils doivent faire face à une montagne de problèmes qui s’intriquent et paraissent insurmontables. La première étape de leur ascension vers le sommet de la quiétude est de se pardonner de s’être fait avoir. Là commencera le processus de résilience qui leur permettra de démystifier leur agresseur et de reprendre le courant de leur vie. Aidons-les.

Son nouveau livre : "Tu me reviendras"
Catherine Armessen

Qui est le diabolique inconnu qui traque le docteur Nathalie Berg ? Pourquoi lui en veut-il au point de manoeuvrer pour l’isoler de ses proches ? L’inconnu est intelligent et imaginatif. il excelle à se faufiler dans la vie de sa proie par tous les moyens : photos, réseaux sociaux, envoi d’objets macabres. nathalie cherche à comprendre. La clé de l’énigme doit être enfouie dans son passé. Hélas, sa mémoire se dérobe comme un mauvais cheval. Catherine Armessen entraîne son lecteur dans un récit chargé de suspense et lui fait rencontrer au fil des pages des personnages attachants comme Garance, l’adolescente excentrique et hypersensible, Vladimir, le séduisant auteur de polars ou encore Jeanne, mystérieuse et inquiétante.

L'auteur
Catherine Armessen est médecin.
Elle a reçu le prix Littré en 2008 pour « Manipulation ». « Tu me reviendras » est son huitième roman. Fidèle à sa région, l’auteur a campé l’intrigue dans les environs de Fontainebleau.

Prix public 20 euros 250 pages Format 13X21 à la française
ISBN 979-1091739-78-8

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Intervention d'Isabelle Constant, psychologue du Travail : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (5)

23 Août 2016

Intervention d'Isabelle Constant, psychologue du Travail : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (5)

Approche psychosociale du harcèlement moral au travail

Par Isabelle Constant, psychologue du travail

http://isabelleconstantpsychologuedutravail.e-monsite.com/

Bénévole de l'association, elle anime les groupes de ^parole dediés aux victimes à NANTES.

Psychosociale signifie à la confluence du psychologique et du social d’une personne dans son environnement ici l’organisation du travail.

La raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ?

Le harcèlement moral au travail, c’est quoi ?

Pour la loi c’est un délit

Pour la loi (Article L.1152-1 du Code du travail né de la loi du 17 janvier 2002)

« Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. »

Pour moi

Agissements répétés qui déstabilisent une personne et/ou portent atteinte à son intégrité physique, psychique et/ou nuisent à sa relation au travail

Pratique individuelle ou collective

Pour la personne harcelée

Une tragédie qui se joue

sur plusieurs registres

  1. Empêcher la victime de s’exprimer

En l’interrompant en permanence, en l’ignorant la personne ou en l’isolant physiquement en lui donnant un bureau inaccessible

  1. Déconsidérer la victime auprès de ses collègues

En lançant des rumeurs à son sujet, en la ridiculisant en public, en contestant toutes ses décisions, voire en la qualifiant de malade mentale

  1. Discréditer la victime dans son travail

En ne lui confiant plus de travail, en l’obligeant à effectuer des tâches inutiles, en lui confiant des missions très inférieures à ses compétences ou inversement

en plusieurs actes

  1. au commencement, rien de grave
  2. puis, ça se complique
  3. vient ensuite le temps du basculement où la déstabilisation s’intensifie et où la personne harcelée finit par se sentir en faute

Conséquences sur la personne harcelée sur plusieurs champs physique, psychique, sociale et professionnelle : mauvais sommeil, épuisement, addiction, état de stress en permanence, perte de confiance en soi, isolement, difficulté de concentration…

Pourquoi est-ce qu’on en arrive là ?

Les croyances ont la dent dure

  • Si on pense que pour être légitime il faut faire peur ou pour être reconnu au travail il faut être parfait ou être le meilleur ou qu’au travail il faut souffrir

Ces croyances peuvent être toxiques.

Imaginons que pour moi, au travail je dois être parfaite et que le dernier rapport que j’ai écrit est moins précis que d’habitude.

Imaginons que cela fait plusieurs mois que je ne reçois plus tous les documents et informations nécessaires à sa rédaction, que je ne suis plus conviée aux réunions pour lesquelles on me demande de continuer à rédiger ledit rapport et qu’on me confie de nouveaux dossiers augmentant ma charge de travail sans tenir compte de celle que j’ai déjà et qui remplit toutes mes plages horaires.

Il est normal qu’il soit moins parfait, même en venant plus tôt, même en finissant plus tard, même en amenant du travail à la maison ce qui me rend moins disponible pour ma famille, mes amis et mes loisirs.

Au début, je ne suis pas réellement consciente de ce qui se passe. Je suis sûre et croit y arriver. Mais je me fatigue, m’épuise et finis par ne plus avoir de recul sur la situation de travail que je vis. Je finis aussi par culpabiliser et perdre confiance en mes capacités professionnelles…

De plus, la personne harcelée peut être peu soutenue

Pour quelles raisons ?

  • La peur : les témoins peuvent avoir peur qu’intervenir se retourne contre eux
  • Le silence de la personne harcelée : si elle ne demande pas d’aide, c’est qu’elle a sûrement quelque chose à se reprocher
    • Il s’agit de l’illustration d’un monde qui serait juste (Lerner) dans lequel chacun reçoit ce qu’il mérite et mérite ce qu’il reçoit. Schématiquement : un monde imaginaire auquel croit le collectif
  • Le changement de comportement de la personne harcelée : la situation s’aggravant, elle est soit de plus en plus irritable, soit de plus en plus hermétique et/ou encore fait moins bien son travail… Ce qui donne du grain à moudre pour le harceleur : la boucle est bouclée
  • Or pour chacun de nous, il est important qu’acte et opinion s’accordent. Il est aussi plus honorable que nos actes et opinions s’accordent parce que chacun reçoit ce qu’il mérite que parce que nous avons peur. Il s’agit d’une stratégie de défense cognitive généralement non consciente. C’est ainsi que les témoins rationnalisent et conservent une congruence cognitive : l’acte de ne pas venir en aide ou défendre la personne harcelée est conforme à l’idée que chacun mérite ce qu’il reçoit : la « preuve », la personne harcelée s’énerve facilement, a fait une erreur, s’enferme dans son bureau et on ne peut même plus lui parler…

On en arrive là aussi dans certains contextes liés à l’organisation du travail

Derrière la plainte de harcèlement, on retrouve très souvent :

  • L’insécurité de l’emploi
    • Embauche pour une courte durée
    • Réorganisations d’entreprises avec « plans sociaux » de licenciements à éviter
    • Délocalisations géographiques
  • Les réorganisations de tâches, restructurations d’équipes de travail
  • Un environnement psychosocial stressant : une forte contrainte temporelle, une faible autonomie au travail, de mauvaises relations
  • Des contacts avec des clients ou du public
    • des professions sont susceptibles d’être concernées par cette situation : policiers, infirmiers, guichetiers…
  • Un environnement physique de travail pathogène comme la présence de fortes nuisances thermiques, sonores, le risque de chute…
  • La monotonie au travail

On peut donc agir

Sur les causes

On peut aussi

  • Vérifier que l’organisation ne génère pas de conflits d’intérêts ou de demandes contradictoires
  • Inscrire une procédure d’intervention visible et connue de tous au document unique des risques professionnels
    • Ce document est un document obligatoire qui regroupe tous les risques professionnels qu’ils soient physiques ou psychiques
  • Sensibiliser des acteurs de la santé (RH, CHSCT,…) au harcèlement moral
  • Former à la gestion de conflits
  • Avoir une équipe d’intervenants externes pour garantir dans certain contexte une neutralité
  • Ouvrir des espaces de discussion sur le travail

Soit même, chacun peut être en vigilance sur ses croyances (par exemple, c’est quoi être parfait au travail dans le poste que j’occupe, dans les activités liées à ma fiche de poste, ai-je les moyens nécessaires à la réalisation des tâches confiées…), savoir s’entourer, veiller au comportement de ses collègues (mon collègue a les traits tirés, son humeur a changé, il reste plus longtemps le soir, il fait des erreurs qu’il ne faisait pas avant…) et lui faire savoir qu’il a un soutien (lui dire bonjour, l’inviter à déjeuner, lui propose de l’aide…).

Pour conclure

La raison du plus fort est la meilleure si cette raison du plus fort est celle de l’intelligence collective et de la responsabilité individuelle et que cette raison est au service du mieux vivre ensemble au travail.

Bibliographie

CHAPERON AF, LITZER B., ALOUF ME, Harcèlement moral au travail, « Comprendre et se défendre », Odile Jacob, 2014

Sous la direction de DEJOURS C., Conjurer la violence, « Travail, violence et santé », Petite Bibliothèque Payot, 2012

DEJOURS C., GERNET I., Psychopathologie du travail, Les âges de la vie, 2013

DE VIGAN D., les Heures souterraines, Le Livre de Poche, 2011

POIROT M., Les situations difficiles au travail, Elsevier-Masson, 2013

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Témoignage de Françoise Nicolas, lanceur d'alerte, fonctionnaire au Ministère des Affaires étrangères : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (4)

23 Août 2016

 Témoignage de Françoise Nicolas, lanceur d'alerte, fonctionnaire au Ministère des Affaires étrangères : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (4)

Lanceur d'alerte, elle décide de témoigner à visage découvert.

"Merci à Sophie Soria-Glo de me donner l’opportunité de m’exprimer sur le thème du harcèlement moral.

Je m’appelle Françoise Nicolas, j’ai 55 ans et je travaille pour le Ministère des Affaires étrangères depuis seize ans.

Le harcèlement moral a été une constante de ma vie professionnelle.

Pour me situer à cet égard, je préciserai que je suis une ancienne France Telecom et qu’en 1996, j’avais négocié mon départ du groupe au titre d’un harcèlement moral ET sexuel caractérisé.

Bref, je pensais avoir tout vu à cet égard.

Mais en travaillant pour le Ministère des Affaires étrangères, la réalité du harcèlement moral a dépassé les bornes de l’imaginable puisqu’il est allé jusqu’à la tentative de mon élimination physique pure et simple. En d’autres termes, une tentative de meurtre à mon bureau, ce en toute impunité.

Ce harcèlement moral au sein d’un ambassade (I), a été ensuite relayé en France, amplifié et pérennisé par l’institution (le Ministère) et validé indirectement par les juridictions qui ont soit classé mes plaintes sans suite, soit m’opposent la raison d’Etat (II).

I – le harcèlement moral au sein d’une ambassade

En 2008, j’ai été affectée sur mon premier poste à l’étranger, à l’ambassade de France au Bénin, afin de m’y occuper des bourses d’études au bénéfice d’étudiants béninois, des missions (pour faire venir des Français au Bénin), des invitations (pour envoyer des Béninois en France ou de par le monde).

Je trouvais un service en grand désordre et d’emblée, j’y ai mis de l’ordre. Concrètement, cela est revenu à mettre fin à des abus à la grande satisfaction de ma première hiérarchie.

Toutefois, l’ambiance générale était anormale. Clairement, cette première hiérarchie faisait l’objet d’un harcèlement moral de la part de l’ambassadeur et d’une série d’humiliations publiques associées. C’est dans ce contexte qu’à deux reprises, ma hiérarchie me demandera de témoigner par écrit des scènes de menaces dont j’avais été témoin dans mon cadre professionnel au cours de ma première année dans cette ambassade.

Au printemps 2009, moins d’un an après mon arrivée, je suis tombée dans un PIEGE tendu par l’ambassadeur. J’ai été rapatriée sanitaire sur décision du médecin de l’ambassade chez qui j’avais été convoquée SUR ORDRE. Je traversais alors une banale crise de paludisme. Le médecin de l’ambassade m’expliqua que des parasites étaient en train de me tuer. Je n’eus pas le réflexe de demander un deuxième avis médical.

En France, les analyses confirmèrent la seule crise de paludisme, mais le médecin de prévention du ministère m’expliqua que l’ambassadeur avait motivé mon rapatriement par une tentative de SUICIDE. Pour l’accréditer, le médecin de l’ambassade m’avait INVENTE de faux antécédents PSYCHIATRIQUES datés de ma prise de fonctions un an plus tôt. C’était ABSURDE. Le médecin de prévention en rajouta dans les INVENTIONS. J’étais piégée en France. Je dus consulter des AVOCATS, saisir un TRIBUNAL.

Lorsqu’au bout de trois mois, je réussis à revenir à Cotonou, je découvrais une NOUVELLE HIERARCHIE. Je fus confrontée d’emblée à une très grande VIOLENCE PROFESSIONNELLE : violences verbales, écrites, quotidiennes, demandes incongrues…, humiliations diverses entraînant l’intervention à distance des mes avocats. J’eus vent d’un projet de VIOL COMMANDITE sur ma personne que je communiquais à mes avocats avec un luxe de précisions « au cas où il m’arriverait quelque chose ».

Alors que j’étais bloquée en France par le piège évoqué, cette NOUVELLE hiérarchie appelée par l’ambassadeur avait mis en place un nouveau « traitement » de « mes » dossiers. Ils avaient été confiés à une recrutée locale MAIS ce que j’en percevais m’ALARMAIT au plus haut point. Les dossiers étaient vides : pas de coordonnées des bénéficiaires, pas d’objet, dossiers non signés… mais bel et bien une IMPUTATION BUDGETAIRE. En clair, les DEPENSES ETAIENT FICTIVES. J’alertais ma hiérarchie sur les GRAVES ANOMALIES COMPTABLES que je constatais…Puis, devant son inertie, j’alertais également mon administration centrale à Paris.

En parallèle, à Paris, un syndicat découvrait à mon dossier administratif que l’ambassadeur avait rédigé des télégrammes diplomatiques laissant entendre que je m’étais présentée IVRE au bureau car femme SEULE NE SUPPORTANT PAS l’AFRIQUE. Cela donnait lieu à une nouvelle saisine de TRIBUNAL pour obtenir leur RETRAIT de mon dossier administratif.

Un peu plus de trois mois s’étaient écoulés depuis le piège de l’été 2009. Je partais en congés de fin d’année. A mon retour, début JANVIER 2010, je suis APHONE, incapable de prononcer un son (virus). Mon état ne cesse de se dégrader, je ne communique que par écrit.

Une dizaine de jours après mon retour, ma hiérarchie me convoque pour me faire part de reproches de ma collègue de bureau. Elle me reproche de ne pas avoir salué un jeune homme entré dans notre bureau, venu lui rendre visite une semaine plus tôt. Là, je fais un ZOOM ARRIERE : je partageais mon bureau avec une collègue béninoise qui à l’évidence était un EMPLOI FICTIF de l’ambassade. Ma collègue passait son temps à gérer sa fortune immobilière qu’elle avait fort conséquente. Je considérais que cela ne me regardait pas puisque nous n’avions pas de lien de subordination. Nous avions eu jusque là d’excellentes relations. J’explique à ma hiérarchie, PAR ECRIT, que MALADE, LES OREILLES DOULOUREUSES, je n’ai pas entendu le jeune homme entrer dans notre bureau..

Le lendemain matin, alors que je suis assise à mon bureau, absorbée dans mon travail, je suis AGRESSEE PAR SURPRISE par cette collègue de bureau. Après avoir tenté de me crever les yeux, devant ma résistance, elle serre mon cou. Aphone, je suis INCAPABLE d’APPELER A l’AIDE et je commence à perdre connaissance sous l’effet de la strangulation. JE ME VOIS MOURIR. Par chance, un agent d’entretien alerté par le bruit, entre dans le bureau. Il réussit à maîtriser mon agresseur. Il sera licencié peu après sans avoir été auditionné. Des PHOTOS de mes blessures sont prises par le médecin qui établit le certificat initial de coups et blessures.

Dès le lendemain, mon agresseur dépose plainte contre moi (argument souvent invoqué par mon administration car supposé m’accabler), plainte restée sans suite car « DISPARUE ». Elle est l’une des TROIS VERSIONS de mon agression figurant à mon dossier administratif, toutes ces versions étant RADICALEMENT INCOMPATIBLES avec mon état médicalement constaté (je ne pouvais prononcer un son. Dans toutes ces versions, je tiens un discours).

Quelques jours plus tard, l’ambassadeur ordonne MON RENVOI DISCIPLINAIRE en France, mais sans commission de discipline, sans enquête, etc… Je suis hospitalisée aux urgences d’un hôpital puis deux mois dans un service spécialisé.

Je dépose moi aussi plainte au Bénin. Mon avocat béninois dénonce par lettre les OBSTRUCTIONS de l’AMBASSADE qui retardent mon dépôt de plainte d’1,5 mois

II – le harcèlement moral de l’ambassadeur a été ENSUITE amplifié, pérennisé par le ministère, validé par les tribunaux.

Les mois suivants mon retour en France, l’administration du ministère des Affaires étrangères me manifeste une franche hostilité que je ne comprends pas tout de suite.

Je suis très blessée, en état de choc. Je n’AI RIEN COMPRIS à ce qui s’est passé.

Du jour au lendemain, en juin 2010, je suis affectée à Nantes dans un service où l’on s’occupe des retraites des personnels non titulaires. Je suis isolée dans un bureau, tenue à l’écart des formations, des réunions, des rencontres avec les organismes avec lesquels le service travaille, de tout. On me rapporte qu’il est demandé explicitement aux agents de ne pas m’apporter de parapheurs, de ne pas m’expliquer le travail. Quelques uns bravent l’interdit. Ils en seront sanctionnés (j’ai des mails pour en attester).

Autre point de comparaison : avant de partir au Bénin, j’avais encadré avec succès 40 personnes ; de retour à Nantes, ce fut quatre, puis deux, puis zéro.

Depuis cette mutation à Nantes en 2010, ma situation professionnelle n’a cessé de se dégrader, en application de « la politique du nœud coulant », selon l’expression consacrée de mon administration.

1) il y a eu clairement harcèlement moral de la part de mes hiérarchies directes :

- mise à l’écart toujours plus accentuée (En 2013, j’ai été sanctionnée pour avoir parlé au ministre venu en visite à Nantes d’où le retrait de mes mini-responsabilités d’encadrement. En 2015, j’ai été isolée géographiquement au bout d’un couloir).

- humiliations, moqueries (ex : sur le fait que j’étais à moi seule plus diplômée que les quatre autres encadrants et que j’en étais réduite à faire un travail de copié/collé me prenant 15 à 30 minutes par mois, lorsque j’allais saluer chaque matin mon chef de bureau).

2) le harcèlement moral a été/est pérennisé par l’administration

- un chiffre : depuis fin 2011, =72= refus de changements d’affectation.

3) le harcèlement moral a été entériné indirectement par les tribunaux.

- à ce jour, cette histoire a généré une dizaine de procédures dont deux pourvois devant le Conseil d’Etat. A chaque fois, mes dossiers étaient considérés comme extrêmement solides, et pourtant j’ai tout perdu. J’ai été MYTHIFIEE (présentée comme une déséquilibrée mentale ayant agressé ma collègue, etc).

Je me suis heurtée :

– soit à des classements sans suite (ex : plainte pénale pour violences volontaire, documents diffamants…)

- soit à la raison d’Etat, car mon agresseur est protégé très officiellement par l’Etat français car elle est mère d’un enfant né d’une relation hors mariage dont le père est le BEAU-FRERE du chef de l’Etat togolais ET de l’ANCIEN chef d’Etat béninois.

Sur ce fondement de la RAISON D’ETAT, les tribunaux ont validé ma mutation d’office à Nantes, l’absence d’enquête administrative, le refus de m’accorder la protection fonctionnelle (à savoir le remboursement de mes pertes matérielles suite à l’abandon de mes biens au Bénin après mon renvoi disciplinaire, mes frais d’avocats, de justice…).

CONCLUSION :

Pour n’avoir fait en définitive que mon travail, en mettant de l’ordre dans des dossiers puis en signalant de graves anomalies comptables, je vis un CAUCHEMAR, impuissante, confrontée de façon répétée à la RAISON d’ETAT qui légitime tout, y compris des aspects improbables que je n’ai pas développés ici (production de faux documents, parjures, etc).

Concernant le harcèlement moral proprement dit, du point de vue procédural, je n’ai fait qu’une REQUETE AMIABLE en 2010 à laquelle mon administration n’a pas répondu. Il a fallu que je fasse des choix budgétaires et ce type de procédure m’avait alors été déconseillé par mes avocats de l’époque. Dans les mois à venir, je vais sûrement engager telle procédure (avec le soutien de mon avocat qui me fait CREDIT...)..

A titre personnel, j’ai longtemps traité par l’indifférence le harcèlement moral dont j’ai fait l’objet en me concentrant sur d’autres aspects de mon dossier. J’ai eu tort. Mon attitude m’a menée au bord du GOUFFRE sans que je ne m’en rende compte. Je suis en arrêt de travail depuis six mois et j’ai été hospitalisée en urgence deux fois, totalisant ainsi deux mois de séjours hospitaliers qui s’ajoutent aux deux mois de 2010 et au suivi constant depuis lors, du fait des séquelles de l’agression et du harcèlement moral incessant auquel j’ai été confrontée.

Intégrer le Ministère des Affaires étrangères avait été pour moi la concrétisation d’un rêve d’adolescence. Aujourd’hui, j’ai décidé de changer de voie professionnelle."

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TEMOIGNAGE DE FREDERIC, HARCELE AU TRAVAIL : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (3)

23 Août 2016

TEMOIGNAGE DE FREDERIC, HARCELE AU TRAVAIL : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (3)

Je viens d’une entreprise privée où j’ai subi un harcèlement professionnel.

Dans ces processus de harcèlement, ce qui m’a vraiment marqué, c’est que l’on vit sous le signe de la terreur, on se retrouve dans le cadre d’une mission, d’une volonté de destruction que ce soit à titre privé ou professionnel.

J’ai fini par abandonner, c’est très guerrier, c’est le prédateur qui chasse sa proie… ….On en vient à être évité par les autres.

J’ai fait plusieurs burn out et puis une paralysie faciale. On m’a licencié pendant mon arrêt de travail, au bout de 15 ans dans l’entreprise.

Dans mon harcèlement, les dates étaient toujours bien choisies, c’était le 14 février, le jour de la Saint Valentin, on m’a obligé à rester tard sur convocation alors que j’avais d’autres impératifs, c’était à mon anniversaire, à ma fête et le licenciement a même eu lieu à Noël…

Dans le harcèlement, il y a effectivement ce signe de terreur, de destruction, on veut détruire l’autre, appelons un chat un chat…

Je suis d’accord qu’il ne faut pas rester sous l’emprise du manipulateur ou de celui qui est responsable de cet état de fait mais ce n’est pas si simple que ca…

J’avais passé quinze ans dans cette entreprise et le plus simple aurait été que je démissionne et c’est bien ce qu’ils cherchaient à faire, mais je n’allais pas partir comme ça. Mon tort aura été de ne pas vouloir craquer. J’ai voulu aller jusqu’au bout et c’est mon corps qui a lâché et m’a sanctionné. J’ai eu une paralysie faciale et j’ai mis un an à me guérir. J’ai fait plusieurs dépressions. Après en être sorti, il m’a fallu plusieurs mois pour entamer une action prud’homale. Mes anciens collègues m’encourageaient vivement à le faire. Cette action prud’homale fait partie de ma reconstruction.

Aujourd’hui, cette compagnie dans le domaine de l’assurance, a pignon sur rue, fait de la publicité à la télévision et à la radio, je ne peux toujours pas écouter une publicité entière, je suis obligé de changer de chaîne. Je continue toujours à aller à ma boite aux lettres en tremblant parce que je recevais des courriers recommandés de façon violente alors que ca fait 2 ans que c’est fini. Pour ma boite mails, c’est pareil, je mets toujours un temps infini à l’ouvrir, parce que j’ai toujours souvenir des brimades que l’on pouvait me faire parvenir par mail.

Par exemple, quand je suis revenu après 3 semaines de burn out où je me suis dit que je ne pouvais pas laisser mes clients, parce que vous avez une conscience professionnelle, j’ai reçu un mail assassin de mon N+2, mon responsable direct auquel je n’avais jamais été confronté en direct, car il n’y avait jamais d’humiliation en public ou en réunion. Toujours en aparté, au téléphone, le matin avant 7h ou le soir après 21H30, donc toujours caché, jamais de preuve. J’ai eu toutes les peines du monde à faire valoir le caractère de harcèlement, d’ailleurs il n’a pas été retenu.

On m’a dit, et j’aurais préféré que mon avocate soit là à ce moment là, que c’était considéré comme un désaccord et non pas du harcèlement qui lui dépend du pénal. Mais comme aux Prud’hommes il n’y a pas eu reconnaissance du harcèlement, il ne m’est pas possible d’aller au pénal.

L’action aux Prud’hommes est encore en cours. J’ai gagné en première instance. Et l’employeur a fait appel, et du coup je représente ma requête pour la reconnaissance du harcèlement. L’appel sera jugé en fin d’année pour un verdict en milieu d’année prochaine. Si le harcèlement est reconnu à ce moment-là, j’irai au pénal contre mon ancien responsable.

Dans mon cas, le milieu juridique est un microcosme, il y a des négociations, j’avais demandé une somme rondelette en invoquant le harcèlement moral et j’ai gagné pour licenciement abusif, sur le motif de faute grave du licenciement alors que j’étais en arrêt maladie, et j’ai aussi eu une compensation financière, l’intégralité de ce que j’avais demandé.

Comment tout cela est-il arrivé ? Je travaillais dans une société privée d’assurance dans laquelle j’avais évolué très rapidement. J’étais un jeune cadre dynamique, modèle de cette entreprise, qui a gravi tous les échelons, excellent commercial avec un portefeuille important de clients, des responsabilités et un salaire confortable qui avait augmenté rapidement avec des félicitations et des promotions pendant 14 ans.

Et puis, il y a eu absorption de l’entreprise par plus grosse qu’elle. Donc nouvelle direction, hiérarchie, nouveau responsable...

Je me suis rendu compte qu’on m’avait ciblé de suite, je ne sais pas pourquoi, donc surchargé de travail, en rajoutant des secteurs à ma charge initiale. Je travaillais plus de 60 heures par semaine, je n’en pouvais plus et j’ai fait mon premier burn out.

Je me suis alors rendu compte que d’anciens salariés de l’entreprise qui nous avait absorbés et s’étaient ligués contre moi, étaient aussi courtiers indépendants et qu’ils préféraient favoriser et faire travailler leurs copains extérieurs qui se retrouvaient en concurrence avec moi sur mon secteur, et ils faisait ainsi perdre de l’argent à l’entreprise.

Quand je m’en suis aperçu, j’ai dit qu’il fallait revoir les objectifs et ai menacé d’en parler aux administrateurs et là, tout s’est précipité.

Je suis tombé au téléphone sur ce personnage qui m’a dit que mon responsable et celui du dessus et celui du dessus encore et encore étaient des anciens collègues et des grands amis à lui et que mon sort était scellé.

Je suis allée voir le RH régional mais il était avec les responsables régionaux et à ce moment-là je ne suis pas monté au national car avant d’arriver à ça, ils m’avaient brisé, détruit…

C’est par la suite que j’ai dénoncé les faits par mail au niveau national et heureusement que j’ai fait ce mail car il a compté comme preuve au procès.

La Direction régionale était autonome et c’est elle qui a décidé de me licencier. Elle a fait venir les personnes responsables pour statuer sur mon sort et ils ont décidé de me licencier pour faute grave parce que je faisais soi-disant mes affaires tout seul...

La Direction nationale n’était pas au courant. C’était géré au niveau régional et les magouilles étaient locales.

Quand le national a eu vent d’l’histoire, après mon licenciement, il y a eu des mutations des départs en retraite anticipée, changement de postes, toute une restructuration. Toutes les personnes ont bougé. Il y a eu une chasse aux sorcières et mon responsable direct à qui je dois mes problèmes de santé et d’autres ont été mutés.

Tout a été très rapide, en un an, ils ont réussi à me faire culpabiliser, j’étais convaincu d’’être un mauvais élément, je n’étais pas ce qu’ils attendaient de moi. Pour moi, l’affect et le relationnel dans un métier commercial c’est le plus important.

Je ne recherchais pas les primes mais la reconnaissance de ma Direction, et je ne savais plus comment fonctionner pour avoir cette reconnaissance. C’était le point faible de ma personnalité et c’est par la qu’ils sont rentrés pour me détruire.

Je me suis fait accompagner. Je suis toujours suivi par un psy pour syndrome dépressif sévère et par une hypno-thérapeute pour syndrome traumatique. Suite à la paralysie faciale, j’ai perdu 3/10 de vision à l’œil de ce coté là.

Vous vous retrouvez en position où soudain c’est vous le vilain canard, on était plusieurs à être convoqués…

Ce que je retiens, c’est cet élément de prédation, que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle, c’est vraiment la loi de la jungle, il faut qu’il y en ait un qui meurt…

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TEMOIGNAGES DE HARCELEMENT DANS LE COUPLE : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (2)

23 Août 2016

 TEMOIGNAGES DE HARCELEMENT DANS LE COUPLE : ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (2)

Témoignage de MATHILDE, 26 ans, jeune diplômée, victime de harcèlement moral dans le couple post-séparation

J’ai 26 ans, je viens de finir mes études en Ressources Humaines et je suis maman d’un petit garçon qui a deux ans et demi.

J’ai eu un concubin. Nous avons été ensemble pendant 4 ans. A partir du moment où nous avons habité ensemble, il est devenu un jaloux maladif et possessif et c’est la qu’à commencé mon enfer : il me trompait, il faisait des crises de jalousie à tout va, et je vous passe les détails. Donc, je suis partie du domicile.

Pendant 6 mois, j’ai eu du chantage, j’avais rencontré quelqu’un et il a tout fait pour que ca casse. Il a essayé de m’isoler de ma famille, de mes amis, et plein de choses qu’il n’a pas réussi à faire… j’ai eu aussi beaucoup de chantage pour récupérer mes meubles, mes biens matériels.

Suite à ça, on a eu une seconde relation qui a fait que mon fils a été conçu. J’ai su deux moi et demi plus tard que j’étais enceinte. J’ai voulu couper les ponts, ce qui n’a pas marché car il a toujours continué. Au départ, il ne voulait pas du bébé, et après, un coup il en voulait, un coup il en voulait pas. Mais dès qu’il a su que j’avais trouvé quelqu’un dans ma vie, il est devenu violent. Même si j’avais déjà eu des violences, un petit peu, quelques mois auparavant. Il a voulu me récupérer. Il s’en fichait complètement de mon fils, ce qui est toujours le cas depuis 4 ans.

J’ai eu des menaces d’enlèvement alors que j’étais enceinte. Après l’accouchement, le jour de ma sortie de la clinique, Je lui ai quand même dit que j’avais accouché. Il a voulu le voir tout de suite, ce qui était légitime. Il est venu me voir le jour même à mon domicile, mais il voulait s’imposer tous les jours car il avait su que mon compagnon à l’époque était militaire et donc s’absentait. Il est venu un jour complètement malade et à partir de ce moment a mon fils a eu des problèmes de santé donc je lui ai dit qu’il ne reverrait pas son fils tant qu’il ne serait pas guérit.

Quand le petit avait quelques mois, la justice a confié des droits de visite au père alors que j’avais porté plainte pour harcèlement, plainte qui avait été classée sans suite. Au début il n’avait que deux heures et demi par semaine à mon domicile alors que moi j’avais demandé la présence d’une puéricultrice et pas à mon domicile pour qu’il ne sache pas ce qui s’y passe, qu’il ne s’y introduise pas, qu’il ne s’impose pas ce qu’il a fait en voulant rester en dehors des droits de visites. Je n’ai pas eu non plus le de plan rencontre en lieu médiatisé, il n’y avait pas de puéricultrice et la justice avait décidé que ce serait à mon domicile.

Et puis il y eu élargissement du droit de visite, le c’était le samedi après-midi à son domicile et avec mon accord. Mon fils revenait avec des insolations, déshydrations, avec des traumatismes, des bleus alors qu’il n’avait que quelques mois et qu’il ne marchait pas encore. Quand il a marché, il revenait avec le dos en sang, des égratignures. Mon fils a failli perdre un œil...

J’ai donc fait des mains courantes à chaque fois et au bout de quelques mains courantes j’ai porté plainte pour violence, mais c’est très difficile de porter plainte pour violente si le père de l’enfant dit qu’il n’y a pas eu de violence et que l’enfant est tombé tout seul. Du coup, l’affaire est classée sans suite. Il est tombé alors qu’il ne marchait pas encore et la justice n’a jamais voulu reconnaitre la violence

A l’âge de 2 ans, mon fils a perdu connaissance chez moi après une visite chez son père. Je suis allée aux urgences et suis allée porter plainte pour violence mais il n’y avait pas de preuve que la violence avait eu lieu chez le père donc j’ai été accusée et c’est le juge des enfants qui a été saisi parce que je portais trop plainte et que j’avais tendance à évincé le père, voila ce qu’on m’a dit. Depuis ce jour là où il avait été hospitalisé mon fils ne voulait plus aller chez son père. Il a peur et il en revient toujours terrorisé.

Depuis nous avons saisi le juge des enfants et il y a eu une enquête. L’enquête a révélé que j’étais coupable d’être trop fusionnelle avec mon fils. Un enfant est une vraie éponge il ressent toutes mes inquiétudes et c’est ma faute. On m’a aussi reproché d’être une mauvaise maman parce que j’étais étudiante et que j’étais trop absente. Alors que j’ai laissé mon fils à une assistante maternelle agréée formée pour prendre soin de mon fils et qu’il était gardé en alternance par sa grand-mère maternelle.

Il était suivi par une pédopsychiatre, qui disait que j’étais une maman qui ne prenait pas soin de son fils parce que psychologiquement il en prenait un coup parce que je partais et j’étais trop absente pour mes études. Mais que je sois étudiante ou en emploi il n’y avait pas de différence parce ce que je travaillais en alternance et que j’étais coupable de ca.

Le père paye une pension de 125€ par mois pour l’enfant mais il avait arrêté de payer. J’ai alors demandé à un huissier la saisie sur salaire, ce qui a été fait. Au bout de 2 mois il a de nouveau envoyé le paiement et j’ai été obligé de renvoyer les paiements tous les mois.

On m’a conseillé aussi en ce moment de pas travaillé, comme ca je suis disponible pour mon fils quand son père ne peut pas emmener à l’école où quand il est malade et qu’il me le confie. Mais il faut faire attention car s’il arrive quelque chose pendant ce temps la, je risque d’être condamnée.

Je garde les textos, j’enregistre toutes les conversations, il y a des applications pour ca. J’enregistre tout ce qui se dit avec les services sociaux car maintenant ils mentent, ils disent vous avez dit ca. On retrouve dans les rapports au juge, des choses dont vous n’étiez même pas au courant. J’ai pu montrer au juge des enfants tout ce qui avait été dit. Après ca passe en enregistrement. J’ai bataillé 6 mois contre une mesure de protection contre moi et les services sociaux étaient la. Donc je suis un danger pour mon fils mais j’avais quand même le droit de l’avoir un week-end sur 2.

Aujourd’hui, j’ai écrit au juge d’instruction, car toutes mes plaintes avaient été classées sans suite ou suspendues. La juge d’instruction m’a répondu que ce n’était pas normal, les plaintes sont soit classées sans suite soit il y a une décision de prise mais jamais elles ne sont suspendues. Donc il y a eu quelque chose qui s’est passé mais on ne sait pas quoi.

J’ai aussi écrit au juge d’instruction car 3 jours après l’audience où l’on m’a condamné moi, mon petit garçon est revenu avec la bouche toute ouverte, les lèvres violettes, un gros hématome sur la joue alors que j’avais confié mon fils sans aucun bleu et que je l’avais filmé, des habits tout neufs qui sont revenus déchirés. Mon petit garçon était en état de choc, il sait fait pipi dessus quand il est rentré, il a voulu mettre son père à la porte à 2.5 ans. Et la, on l’a remis chez son bourreau. Il est en résidence chez son père.

Finalement la JAF a quand même estimé que mon fils avait besoin de moi, même s’il y avait la mesure protection contre moi. Aujourd’hui on est à peu près en garde alternée. Mais mon fils est en danger chez son père. Et les médecins ne font pas les signalements car ils ne veulent pas s’en mêler de peur d’être radié de l’ordre des médecins suite aux plaintes de certaines familles.

Par rapport à la justice, je me suis bataillée pendant 6 mois, j’ai poussé beaucoup de portes et depuis janvier je suis de nouveau une bonne maman et je ne suis plus un danger pour mon fils. J’ai été reconnue comme une bonne maman.

J’ai poussé la porte de l’association AVHMVP ce qui m’a beaucoup aidé car j’ai eu les conseils de l’avocate. Aujourd’hui mon fils a encore des problèmes de santé, il a une grosse anémie, il est fatigué, il a un pied tout déformé à cause de chaussures trop petites que lui fait porter le papa. Donc je ne porte pas plainte mais je garde les certificats médicaux et tout ca et si ca ne marche je vais attaquée auprès de la juge, pour changer de juge avec l’aide de l’avocate.

En ce moment je suis devant le jaf et le juge des enfants. Je ne lâche rien. L’avocate a dit que je m’étais bien battue car c’est rare que la juge donne tout de suite l’AEMO, assistance éducative en milieu ouvert. Je l’ai depuis le mois de janvier mais comme les services sociaux sont débordés cette assistance n’a été mise en place que ce mois ci. Je veux qu’Il n’y ait pas de mensonges. Les services sociaux passent une fois par mois et préviennent de leur passage donc on a le temps de ranger, nettoyer, préparer leur arrivée et c’est comme ça que le père prouve que c’est chaleureux chez lui.

Mais je récupère toujours mon fils avec des coups alors je prends des photos, j’ai plus de cents photos, on me dit qu’il faut arrêter parce que cela semble prouver que je n’ai pas confiance.

J’ai aussi poussé la porte de l’association « Enfants Maltraités » qui m’ont dit qu’il fallait continuer à tout garder, enregistrer, photographier, continuer à porter plainte saisir plus haut même si ca ne marche pas, si ca ne marche pas envisager d’aller devant la cour européenne des droits de l’homme qui ne peut contester qu’une décision de jurisprudence, et il faut avoir épuiser tous les recours en France donc cela prendra du temps.

Aujourd’hui je ressens de l’impuissance pour mon fils et de la colère face à la justice…

Au quotidien, je rencontre des amis, je fais partie d’autres associations et je suis même présidente de l’une d’elle ce qui me prend beaucoup de temps, j’essaye d’aider d’autres personnes comme je peux...

Témoignage d’Alicia, 29 ans, sans emploi, victime de harcèlement moral dans le couple post-séparation

J’ai 29 ans, je suis sans travail et je vis chez mes parents. J’ai une petite fille de 1 an.

J’ai vécu un peu plus d’un an avec mon ex compagnon et le bébé est arrivé très vite. Je suis partie très rapidement et nous sommes séparés depuis à peu près 1 an.

Au milieu de ma grossesse tout a basculé, peut-être me sentant plus faible, il a essayé de m’humilier, de me rabaisser en essayant de passer par mes amis et ma famille. Il a essayé de m’isoler mais nous sommes une famille très soudée comme le sont les familles gitanes. Donc il n’a pas réussi, ce qui l’a beaucoup embêté.

Pendant que j’étais à la clinique après l’accouchement, il est venu me voir en disant qu’il allait récupérer la petite et qu’il aurait la garde exclusive car je ne n’avais pas de domicile pour la prendre en charge. Mais j’ai un domicile puisque je vis chez mes parents.

Après sa naissance, je lui laissais voir la petite de temps en temps. Quand il n’y avait que ma mère et moi au domicile, il en profitait pour raconter des histoires comme par exemple que je lui devais de l’argent et d’autres histoires... Un autre jour il a fallu que je tire mon lait parce que je l’allaitais encore. Il a donc fallu que je loue un tire-lait.

Je lui ai confié la petite pendant un après-midi et quand je l’ai reprise il m’a menacé en disant que s’il voulait, il pourrait la garder et ne pas me la rendre. La fois d’après il l’a effectivement enlevée pendant une semaine. J’ai déposé une main-courante à la gendarmerie. Mais on ne peut pas porter plainte s’il n’y a pas eu de jugement, les droits de garde sont à égalité entre le père et la mère à ce moment là. S’il ne voulait pas la rendre, il avait le droit. Il avait reconnu l’enfant même s’il ne voulait pas le faire au début, de peur que je lui demande une pension ou autre chose.

J’ai essayé de la voir mais il n’était jamais disponible. Une grande amie d’enfance à mes parents qui habitait tout près de chez lui a essayé d’intervenir pour moi, pour que je vois la petite mais il n’a pas voulu. Elle m’a prévenu quand il était tout seul avec ma fille mais je ne voulais pas y aller toute seule.

La pression avait baissé. Les policiers m’avait dit que je pouvais au moins voir la petite pour lui donner mon lait car il avait pris l’enfant alors que je l’allaitais encore et l’avait passée au lait artificiel du jour au lendemain, ce qui est très mauvais pour la santé de l’enfant. C’est donc ce que j’ai fait. On s’est donné rendez-vous au parc. Une fois arrivé au parc il s’est excusé, il était soi-disant désolé pour tout. J’ai pris l’enfant dans mes bras et lui ai clairement fait comprendre que je ne lui rendrai pas, et que je ne porterai pas plainte s’il arrêtait de m’envoyer des sms.

Pendant ce temps les personnes avec qui j’étais allée au parc ont téléphoné à la gendarmerie pour montrer que je ne le menaçais pas et que je n’étais pas violente. Les gendarmes sont arrivés et ont assisté à la scène. Je suis repartie avec ma fille. Les gendarmes ont constaté qu’il n’y avait pas eu de violences et que comme il n’y avait pas eu de jugement, ils ne pouvaient rien faire.

Et, là, ca a été la catastrophe, il a dit que je le frappais, il a porté plainte contre moi, plainte qui a été classée sans suite… plainte contre ma sœur mais la plainte a aussi été classée sans suite puisque Monsieur cherchait les ennuis...

Il y a eu jugement et la décision du juge aux affaires familiales a été de lui confier la garde 1 jour par semaine, une fois le mercredi en semaine paire de 10h à 14h et une fois le samedi en semaine impair de 10h à 19h. Entre temps je ne suis pas obligée de lui parler. Elle va bientôt avoir un an et ce sera alors un week-end par mois du samedi au dimanche et si je n’ai pas envie de lui donner plus je suis dans mon droit.

Il a voulu parler avec ma cousine, parce qu’avec le jugement je n’étais plus obligée de lui parler. Elle a enregistré la conversation pour que je puisse faire évaluer ses propos par la suite. Il a avoué qu’il avait provoqué ma sœur et qu’il portait plainte pour avoir des points en plus pour avoir la garde de la petite. Tout ce qu’il peut trouver comme argument contre moi, il l’utilise. Exemple, l’autre jour, elle avait un petit râle du nez et il trouvait que je ne m’en occupais pas bien. Il voulait absolument que j’ai un certificat médical et que je l’emmène chez le kiné. Sauf qu’elle n’avait pas besoin de kiné et qu’il fallait qu’il arrête avec toutes ces broutilles même l’avocat le lui a dit. Il veut une médiation obligatoirement…

Et il m’envoie toujours des SMS d’accusations, de reproches et de menaces. Par exemple je suis une mauvaise mère par moment et puis plus la fois d’après, que je vais perdre la garde de la petite. Parfois il m’envoie un SMS par semaine et puis un jour ca va être 5 SMS dans la même journée alors qu’il a la petite en garde comme la semaine dernière pour me dire qu’il allait demander la garde partagée. Il cherche toujours à me récupérer, il me dit que je suis la femme de sa vie et qu’il a tout perdu. Ce à quoi, je réponds : « Tant pis pour toi, il fallait y penser plus tôt ».

Depuis le 20 juin 2015, j’ai conservé une centaine de pages de copies de ses SMS non sollicités, de menaces, de chantages, de reproches avec plus de 9 messages par page. Je suis allée à la police pour porter plainte pour harcèlement moral par voie électronique. Mais la police ne considère pas cela comme du harcèlement moral car la police affirme que tant qu’il ne me traite pas de « pute » ou qu’il n’y a pas de menace de mort, ce n’est pas du harcèlement. Ce qui n’est pas vrai… On m’a aussi dit que le harcèlement moral dans le couple n’existait pas et que c’était uniquement au travail qu’il pouvait y avoir harcèlement.

En tout, j’ai dû aller une dizaine de fois porter plainte au commissariat et déposer 2 mains courantes.

L’avocat m’a demandé dans un premier temps d’attendre puis d’envoyer un recommandé au Procureur avec le dossier et les pièces.

Aujourd’hui, Je veux être reconnue en tant que victime. Pendant l’audience, il s’était engagé devant la juge aux affaires familiales à ne plus m’envoyer de SMS, en échange de quoi je n’avais pas porté plainte contre lui. Il s’était calmé mais cela n’a même pas duré 3 mois.

Maintenant il arrive à être plus malin et commence le message pour avoir des nouvelles de la petite que, soit disant, je ne donne pas…

Quand ce cauchemar va-t-il s’arrêter ?

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ACTES DU COLLOQUE AVHMVP JUIN 2016 (1) : PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE

23 Août 2016

COLLOQUE Prévenir et traiter le harcèlement moral dans le couple, la famille et le monde du travail : Présentation de la problématique

Par Sophie Soria-Glo, coach certifié, formateur consultant et écrivain, Secrétaire Nationale de l’association AVHMVP

Bonjour et bienvenue à tous et à toutes ! Nous ne sommes pas ici pour pleurer et se lamenter ensemble sur le statut de victime car tout le monde sait que les victimes souffrent et nous vous avons entendu-e-s.

Nous sommes ici en ce jour pour dénoncer les dysfonctionnements de la Justice familiale et des entreprises face à un phénomène mal connu : la défense de la victime qui a des droits et ces droits ne sont pas respectés parce que les lois ne sont pas appliquées.

Et elles ne sont pas appliquées parce que souvent elles ne sont pas applicables, dans la mesure où les lois contre le harcèlement moral qui est un délit ont choisi comme critère la dégradation de l’état de santé de la victime. Or il est plus difficile qu’on ne le pense de prouver le lien de cause à effet entre l’état de santé dégradé — la maladie auto-immune par exemple ou la dépression — et le fait que la victime subit du harcèlement moral sur le lieu de travail ou dans son couple et que c’est une cause de stress.

Les objections de la partie adverse sont plus ou moins toujours identiques : « elle était déjà folle avant », « elle a des problèmes personnels en dehors du bureau », « c’est une dépressive chronique, une bipolaire… » ou « son cancer ne vient pas de là ».

Donc le 1er problème est que la loi ne protège pas la victime de façon suffisante car elle est mal formulée.

Le 2nd problème est que les juges de la famille et de l’enfance ne sont pas assez formés pour savoir détecter le harcèlement moral dans le couple et y compris sur les enfants.

On confond harcèlement et conflit et c’est une énorme erreur de méthode.

Ainsi par exemple la médiation dans la famille est souvent recommandée par la Justice après le divorce mais on ne peut pas se réconcilier avec un pervers manipulateur qui veut détruire son ex-conjoint et le pousser au suicide. Et donc les médiateurs non plus ne sont pas formés ni les éducateurs sociaux et tutti quanti.

C’est ainsi qu’on permet au parent pervers narcissique manipulateur de conserver la garde des enfants ou même de s’en voir attribuer la garde exclusive car il se fait passer pour le bon parent tandis que l’autre, la victime de son harcèlement, est considérée comme folle, dangereuse ou nocive pour les enfants et leur avenir.

Dans l’entreprise ou le secteur public, c’est à peu près la même chose : on ne distingue pas non plus les notions de harcèlement et de conflit, ce qui permet au harceleur ou à la harceleuse se faire passer pour la victime. Ainsi l’entreprise qui soutient le harceleur et licencie de façon abusive la victime alors qu’elle a des droits, ne respecte pas la loi ni le Droit du Travail.

Ces mécanismes coutent de l’argent à la société et c’est pourquoi nous lançons une campagne de sensibilisation auprès des pouvoirs publics qui — s’ils ne sont pas sensibles au fait que la victime souffre — le seront peut-être davantage si on avance l’argument argent en termes de Sécurité Sociale car le harcèlement rend malade la victime. Quant à l’entreprise, conserver un pervers manipulateur à son poste et licencier une personne responsable et honnête ne peut qu’amener des dysfonctionnements et un climat larvé de méfiance et de suspicion, entravant toute créativité et opinion qui diverge.

Nous avons donc invité des victimes de harcèlement moral à prendre la parole pour témoigner dans le but de faire un LIVRE BLANC qui changera les choses.

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19 Août 2016

vous trouverez toutes les dates des réunions sur infolocale.fr

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