L'état de stress post-traumatique est la conséquence du harcèlement moral
On l'ignore souvent mais la conséquence du harcèlement moral est un état psychique particulier : l'état de stress post-traumatique qui a été répertorié par les psychiatres.
Cet état nerveux est comparable à ce que ressentent les personnes qui ont vécu un choc ou un drame, comme une catastrophe aérienne ou une prise d'otages voire une guerre civile.
Les victimes de harcèlement moral au travail ou dans le couple ressentent cet état de stress extreme qui doit être traité de façon médicale par une thérapie et des médicaments.
La participation à un GROUPE DE PAROLE associatif comme celui de notre Association, une fois par mois à la MAISON DU CITOYEN de ST HERBLAIN, est aussi un atout précieux pour s'en sortir et ne plus se sentir isolé(e).
Le magazine en ligne "SANTE DE A à Z" résume les symptômes de l'état de stress postraumatique sous la plume d'un médecin spécialiste qui est la rédacteur de l'article.
Définition du concept d’état de stress post-traumatique
L’Association Américaine de Psychiatrie définit l’état de stress post-traumatique comme "un état morbide survenu au décours d’un événement exceptionnellement violent, capable de provoquer de la détresse pour quiconque. Par exemple, être menacé pour sa vie ou pour celle de ses proches, être agressé, être victime d’un accident ou d’une catastrophe". Il existe souvent une temps entre l’événement stressant et la survenue de l'ESPT: la "phase de latence".
Les symptômes de l’Etat de Stress Post Traumatique
1 - Les trois principaux syndromes
> Le syndrome de répétition dit aussi de reviviscence: sa présence signe l'état de stress post traumatique. L’événement est constamment revécu : le jour, le patient a des flash-back ou encore n’arrive pas à parler d’autre chose. La nuit, il revit les scènes traumatiques à travers des cauchemars .
> Le syndrome d’évitement : le sujet fait des efforts importants pour éviter toute pensée, conversations ou situations associés au traumatisme. Ce syndrome d'évitement est associé à une fatigue, une réduction nette des intérêts pour les activités habituelles, un repli sur soi et, au final, des altérations du fonctionnement socio-professionnel ou familial.
> Le syndrome d’hypervigilance anxieuse: le sujet reste en état d’alerte permanent. Il n’y a plus de distinction entre les bruits dangereux et les bruits neutres, ce qui entraîne des réactions de sursauts exagérés. Le sujet a l’impression qu’un nouvel événement grave peut arriver à tout instant. Il existe souvent des troubles de la concentration et du sommeil.
2 - Les symptômes non spécifiques de l’ESPT
> Des crises d’angoisse aiguës récurrentes.
> Des symptômes phobiques, obsessionnelles ou hystériques qui sont souvent présents avant mais à un moindre degré.
> Des troubles psychosomatiques (ex: réaction cutanée, ulcère gastrique).
> Des troubles des conduites alimentaires : anorexie et/ ou boulimie.
> Des abus de substance: toxicomanie, alcoolisme.
> Des conduites antisociales (le syndrome de Rambo).
3 - Le syndrome de culpabilité du survivant : il apparaît surtout lors des grandes catastrophes collectives et pourrait s’exprimer en « j’ai trahi mon groupe ou mes proches en ne mourant pas avec eux » .
SOURCE : http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/s292/maladies/stress-post-traumatique.html