Alerte sur le harcèlement moral et sexuel
Lorient. Le conseil des Prud’hommes alerte sur le harcèlement moral et sexuel dans les entreprises
Le conseil des Prud’hommes de Lorient (Morbihan) a profité de sa rentrée solennelle pour alerter sur l’augmentation des cas de harcèlement moral et sexuel dans les entreprises présentés devant ses conseillers.
Le conseil des Prud’hommes fait valoir le droit dans l’application des contrats de travail, des conventions collectives et des relations employeurs-salariés. | OUEST-FRANCEVoir en plein écran
Ouest-FranceOlivier CLERO.Publié le 19/01/2023 à 19h19
Le conseil des Prud’hommes de Lorient (Morbihan) a fait sa rentrée solennelle ce jeudi 19 janvier 2023 en pleine mobilisation syndicale. Mais la préoccupation du moment pour ses conseillers, ce n’est pas les retraites. C’est plutôt l’augmentation du nombre de cas de harcèlement moral et de harcèlement sexuel dans les entreprises comme l’a souligné son nouveau président Jean-Yves Abguillerm.
« Trop souvent ignoré ou minimisé »
« Trop souvent ignoré ou minimisé par les employeurs, le harcèlement sexuel et les agissements sexistes au travail entraînent des conséquences sur la santé physique et mentale de salariés. Il est important de prévenir ces risques et de proposer pour les situations urgentes, des réponses rapides aux salariés victimes », complète son prédécesseur de l’année 2022, Eric Barraud de Lagerie qui rappelle que les employeurs ont une obligation de prévention vis-à-vis de ces risques.
Un rappel important pour le vice-président qui constate que les entreprises ont tendance à minimiser les faits. « Nous leur demandons de bien prendre en compte ces faits inadmissibles en 2023. L’inaction face à ces agissements relève pour ma part de la faute inexcusable de l’employeur. »
253 affaires en 2022
Pour ce qui est de l’année 2022, l’activité de la juridiction a été un peu moins intense. « 253 affaires nouvelles, contre 371 en 2021, mais il faut souligner aussi qu’alors, 91 d’entre elles avaient relevé d’une série, si bien que l’on retrouve l’étiage antérieur, qui était de 252 en 2020 et de 295 en 2019 », analyse Stéphane Kellenberger, le procureur de la République qui note l’efficacité de ses conseillers qui ont davantage d’affaires terminées que d’affaires entrantes avec 296 dossiers achevés en 2022 et 260 dossiers en cours au 31 décembre 2022, contre 305 fin 2021. « La durée moyenne des affaires terminées, elle est stable : 10,3 mois. »