Bientôt la journée de la femme, réflexion autour d'une citation de Kant
2 Mars 2014
A la veille de la journée de la femme, une citation m’est revenue en mémoire.
Kant a dit "L'humanité en notre personne est inviolable, il y a quelque chose de sacré qui nous est confié." Voilà pourquoi je pense que ceux qui détruisent sciemment la vie de leurs proches sont impardonnables.
En faisant fi des codes moraux les plus élémentaires, en rabaissant leur victime au rang de chose, en faisant trembler les murs avec de sottes colères, ils soufflent dangereusement sur l’étincelle de vie qui nous est indispensable pour surmonter les épreuves. Il y a alors, des rides qui se creusent au coin des yeux pour laisser couler des larmes amères, des épaules qui s’affaissent, des dos qui se courbent et deviennent douloureux.
« J’ai mal, j’ai peur, je ne dors plus. », la trilogie de la souffrance, rencontrée si souvent chez ces malheureuses qui consultent leur médecin parce qu’il y a dix ans, trois mois ou deux heures, la brute qu’elles ont eu le malheur d’aimer, le prince charmant devenu ogre, les a rouées d’insultes, a souillé leur corps de viols et de crachats, a ri de les voir tristes, a joui du petit pouvoir méprisable que sa folie exerce sur leur âme.
Une âme en peine, errant dans un psychisme qui n’a d’autres repères que la violence et l’humiliation. Une âme perdue dans un paysage dévasté par les flammes de l’enfer vécu au quotidien.
Il faudrait que cela cesse. Il le faudrait vraiment. Pour que notre juste indignation détourne le feu de sa victime. Pour souffler sur l’étincelle de vie afin que renaisse la douce lumière qui conduit à la reconstruction de soi.
Catherine ARMESSEN
Auteur de « la marionnette »
